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Mécénat en nature · RSE · Loi AGEC

Céder son matériel inutilisé à une association, plutôt que le jeter

Un mécénat d'entreprise sur trois passe par un don en nature. Le matériel qui ne trouve pas preneur en interne peut prendre une seconde vie utile, avec une traçabilité qui protège l'organisation donatrice.

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28 %

des entreprises mécènes pratiquent le mécénat en nature (Admical, Baromètre du mécénat 2024)

3 Md€

de dons déclarés par les entreprises mécènes françaises en 2023 (Admical)

170 000

entreprises mécènes en France, contre 110 000 lors de la précédente édition du baromètre

Pourquoi le don de matériel reste sous-exploité

Avant d'être jeté ou mis au rebut, un équipement encore fonctionnel mais non réemployé en interne peut être cédé à une association, une structure d'insertion ou un établissement scolaire. Cette option reste pourtant sous-exploitée dans de nombreuses organisations, pour des raisons structurelles plutôt que par manque de volonté.

Le réflexe par défaut reste souvent la mise au rebut, simplement parce que c'est l'option qui demande le moins de démarches immédiates, même si elle prive l'organisation d'un avantage fiscal potentiel et d'une valorisation RSE, tout en générant des déchets qui auraient pu être évités.

Une absence de visibilité sur le matériel cessible

Sans inventaire centralisé, une organisation ne sait pas toujours quel matériel est réellement inutilisé et cessible à un instant donné.

Une incertitude sur la procédure à suivre

Don direct, mécénat en nature avec reçu fiscal, cession à titre gratuit : les options ne sont pas toujours claires, ce qui pousse à choisir la mise au rebut.

Une traçabilité insuffisante pour documenter le don

Sans preuve du don (destinataire, date, description, valeur), l'organisation ne peut ni valoriser fiscalement le don, ni le documenter dans son reporting RSE ou sa traçabilité AGEC.

Une mise en relation encore artisanale

Trouver une association intéressée par un type de matériel précis repose souvent sur le bouche-à-oreille ou des réseaux informels, plutôt que sur un canal structuré.

Avant le don, le réemploi interne et la réduction du stock dormant restent les premiers leviers.

Ce que représente le don en nature en France

Selon le Baromètre du mécénat d'entreprise 2024 d'Admical, 28 % des entreprises mécènes pratiquent le mécénat en nature (don de biens ou de services), aux côtés du mécénat financier (dominant) et du mécénat de compétences (16 %). Le montant total des dons déclarés par les entreprises mécènes a atteint 3 milliards d'euros en 2023, porté par plus de 170 000 entreprises mécènes, contre 110 000 lors de la précédente édition du baromètre. Le don d'un bien matériel par une entreprise, notamment lorsqu'il est inscrit à l'actif, ouvre droit à un régime fiscal spécifique, à condition d'être correctement documenté.

Sur le plan réglementaire, la loi n°2020-105 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (AGEC) a étendu l'interdiction de destruction des invendus non alimentaires, en poussant les organisations à privilégier le don ou le réemploi plutôt que la mise au rebut, dans la continuité de la loi Garot de 2016 sur le gaspillage alimentaire.

Pour mesurer l'impact carbone de ces flux évités, voir aussi réduire le CO₂ de ses achats matériel.

Votre matériel inutilisé est-il un candidat au don ?

Quelques repères pour trancher rapidement, avant d'orienter un équipement vers le rebut.

  • L'équipement est encore fonctionnel ou réparable à moindre coût
  • Aucun site ni service interne n'en a exprimé le besoin depuis plusieurs mois
  • Il ne présente pas de risque (électrique, sanitaire, sécuritaire) pour un usage par un tiers
  • Sa valeur ou sa nature justifie une documentation (reçu fiscal, traçabilité RSE)
  • Aucune obligation de destruction réglementaire ne s'applique à ce type de matériel

Si ces conditions sont réunies, le don est une option à considérer avant le rebut ou le recyclage.

Voir la méthode ci-dessous →

La méthode CEVEOP pour structurer le don de matériel

Quatre étapes pour passer d'un don occasionnel et informel à un flux tracé, défendable fiscalement et en reporting.

01

Identifier le matériel disponible à céder

Le matériel non réemployé en interne après une période définie est automatiquement identifié comme candidat à la cession externe plutôt que de rester stocké indéfiniment.

Plus de matériel dormant sans décision

02

Publier sur la marketplace externe

Le matériel disponible est proposé à des associations, structures d'insertion ou établissements partenaires, avec sa description et son état.

Une mise en relation structurée, pas artisanale

03

Tracer chaque don de bout en bout

Destinataire, date, description du matériel cédé : chaque don est documenté pour appuyer la valorisation fiscale et le reporting RSE de l'organisation donatrice.

Une preuve datée pour le fiscal et le RSE

04

Documenter la conformité AGEC et RSE

Les données de don consolidées appuient la traçabilité exigée des acheteurs publics et alimentent les indicateurs de reporting RSE de l'organisation.

Des flux exploitables pour AGEC et CSRD

Pour quelles organisations

Du don ponctuel au reporting consolidé multi-sites, la même traçabilité s'adapte à votre périmètre.

Entreprises soumises aux obligations AGEC

Traçabilité du don comme alternative documentée à la destruction des invendus non alimentaires.

Loi AGEC : obligations →

Hôpitaux et GHT

Cession d'équipements non réemployables en interne à des structures d'insertion ou des établissements partenaires.

Expertise établissements de santé →

Collectivités territoriales

Don de mobilier ou de matériel à des associations locales, écoles ou structures d'intérêt général.

Expertise collectivités →

Grandes organisations multi-sites

Consolidation des dons réalisés sur plusieurs sites pour un reporting RSE unique.

Traçabilité multi-sites →

Pour le coût de détention avant cession, voir coût de stockage du matériel dormant.

Questions fréquentes sur le don de matériel à une association

Réponses rédigées par l'équipe CEVEOP

Le don de matériel à une association ouvre-t-il droit à un avantage fiscal ?

Le don d'un bien par une entreprise à un organisme d'intérêt général peut ouvrir droit à une réduction d'impôt au titre du mécénat, sous réserve de respecter les conditions du régime applicable (nature du bénéficiaire, valorisation du bien donné, délivrance d'un reçu fiscal).

Ces règles fiscales restent à valider avec votre expert-comptable ; une traçabilité documentée du don (destinataire, date, valeur) facilite cette démarche sans s'y substituer.

Comment choisir l'association destinataire d'un don de matériel ?

Le choix dépend des priorités de l'organisation donatrice (proximité géographique, secteur d'intervention de l'association, type de matériel recherché).

Documenter chaque don réalisé facilite la traçabilité, mais la mise en relation avec des associations partenaires reste à construire selon les réseaux et priorités propres à chaque organisation.

Comment céder du matériel à une association sans risque juridique ?

En formalisant la cession par un document écrit (convention de don ou reçu fiscal selon le cas), en s'assurant que le matériel ne présente pas de danger pour son nouvel usage, et en conservant une preuve datée du transfert de propriété.

Cette formalisation protège l'organisation donatrice en cas de contrôle ou de litige ultérieur.

Quelle différence entre un don et une cession à titre onéreux ?

Un don implique un transfert de propriété sans contrepartie financière, tandis qu'une cession à titre onéreux (vente) génère une recette pour l'organisation cédante.

Une traçabilité fiable distingue clairement les deux types de sortie dans l'historique de chaque équipement.

Le don de matériel compte-t-il dans les obligations de réemploi de la loi AGEC ?

Le don à une association ou une structure de réemploi peut contribuer à la traçabilité exigée des acheteurs publics au titre de l'article 58 de la loi AGEC, dans la mesure où il documente une sortie de parc alternative à l'achat neuf et à la mise au rebut.

Les modalités précises de déclaration dépendent de la catégorie de produit concernée.

Comment valoriser du matériel inutilisé plutôt que de le jeter ?

En le faisant d'abord circuler en interne (entre services ou entre sites), puis, si aucun besoin interne ne se présente, en l'orientant vers un don, une cession à titre onéreux ou, en dernier recours, une filière de recyclage réglementée.

Cet ordre de priorité limite la mise au rebut aux seuls équipements qui n'ont plus aucune valeur d'usage.

Quel matériel peut être donné, et lequel doit être orienté vers le recyclage ?

Un équipement encore fonctionnel ou réparable est un bon candidat au don. Un équipement hors d'usage, dangereux ou obsolète au point de ne plus intéresser aucune structure doit être orienté vers une filière de recyclage réglementée (DEEE pour l'électronique, par exemple), plutôt que vers le don.

Le don profite-t-il uniquement aux associations, ou aussi aux établissements publics ?

Le don ou la cession à titre gratuit peut également bénéficier à d'autres organismes publics ou d'intérêt général, comme des établissements scolaires ou des structures d'insertion par l'activité économique, selon la nature du matériel et les priorités de l'organisation donatrice.

Votre prochain rebut pourrait être un don documenté

Un diagnostic CEVEOP identifie le volume de matériel cessible sur votre parc et la façon de le tracer pour le fiscal, le RSE et la loi AGEC.

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Sources

Admical (Baromètre du mécénat d'entreprise 2024) · Admical (fiche repère : le mécénat en nature).

Rédigé par l'équipe CEVEOP

CEVEOP développe une solution de gestion et de réemploi de parc matériel pour les hôpitaux, collectivités et grandes organisations multi-sites.

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